LE DON DE VOYANCE : MYTHE OU RÉALITÉ ?
Sans technique, un don n’est rien qu’une sale manie !
Georges Brassens
La voyance est une capacité intuitive que nous possédons tous mais qui, pour s’exprimer pleinement nécessite : un déclic, des connaissances et du travail.
Je parle d’expérience car ce déclic fut pour moi un coma dépassé (une NDE). Les connaissances, acquises dans les livres, les revues, les conférences. Un travail sur moi-même à travers des séminaires et une initiation.
Oui, le don de voyance – comme celui, d’ailleurs, de télépathie, de magnétisme - n’est pas une légende : il existe, mais pour tout le monde ! L’intuition, la sensibilité, le dialogue avec l’inconscient - que vous pouvez, selon vos croyances, nommer : Dieu, Guides de Lumière ou Désincarnés…est donné à chacun de nous, sans discrimination aucune.
Cela dit, ce don a régressé, au fil du temps. Raison majeur : la peur. Peur d’enfreindre les interdits de la religion concernant la divination. Peur de finir sur le bûcher. Peur de passer pour un allumé. Peur d’exprimer ce que l’on ressent…
Chaque fois qu’une petite voix nous parle, sous forme : de rêves prémonitoires, d’intuitions, de visions, nous lui disons : “tais-toi”, avec une autorité de mère abusive.
Pourtant, chez certains, ce don résurge de manière spontanée. Pourquoi eux et pas nous, me direz-vous ?
J’ai trouvé la réponse dans le Que sais-je sur la voyance. Ce fascicule de la célèbre collection fut confié à Joseph Dessuart (à l’époque où il n’était encore ni mage, ni la réincarnation de Raspoutine ! ). On y apprend que ce don de voyance, qui permet de faire sauter le verrou entre le conscient et l’inconscient, résurgerait à la suite d’un choc important, physique ou psychologique.
De nombreux praticiens de la voyance confirment cette analyse. Un stress d’enfer ou, mieux encore, un coma dépassé aurait déclenché leur don qu’ils auraient ensuite cultivé.
D’autres, plus mystiques (ou plus filous) s’en tiennent à la thèse de la filiation : génétique (voyante de mère en fille, fils…) ou élitiste (transmission d’un tiers qui les a choisi pour assumer la succession).
D’autres encore – dont je suis – ont l’intime conviction (pour ne pas dire la preuve !) que ce don de voyance peut se réveiller et se développer par :
- La foi (n’importe laquelle), celle dont Claude Nougaro nous dit qu’elle est plus belle que Dieu !
- Un travail sur soi : pensée créatrice, analyse…
- Une initiation, avec un maître ou dans une confrérie.
- Des lectures qui suscitent la méditation.Quand à ceux qui pratiquent la voyance sans avoir effectué ce cheminement spirituel, magique ou analytique, par simple goût du lucre, ils risquent de se brûler et – ce qui est plus grave - de brûler les autres au lieu de les aider.
Comment ? En effectuant sur leurs consultants de la première heure les projections de leurs propres problèmes. Car s’il est une règle d’or dans ce métier de la voyance, c”est que pour mettre de l’ordre dans la vie d’un “patient” : il faut d’abord avoir mis de l’ordre dans sa propre vie.
